Capteurs & mesures

Il y a deux grands enjeux pour la mesure de la pollution :

  • La qualité des mesures
  • La couverture spatiale et temporelle des mesures

L’ASPECT RÉGLEMENTAIRE

« Air Breizh, association de type loi de 1901 à but non lucratif, est l’organisme agréé par le ministère chargé de l’Environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en Bretagne. »
En tant qu’observatoire de la qualité de l’air en Bretagne, ses missions sont : Mesurer et anticiper ; Informer ; Etudier et Sensibiliser.
Le réseau Air Breizh comprend 19 stations de mesures (dont 8 sur Rennes Métropole) pour répondre à la réglementation en vigueur : mesures de particules fines (PM2.5 et PM10), Oxydes d’azote, Ozone, Benzène, HAP et métaux lourds…

Stations de Mesure du Réseau de Surveillance AirBreizh

Les mesures de références sont effectuées avec des instruments scientifiques coûteux (dizaines de milliers d’euros), volumineux et imposés par le ministère de la transition écologique et solidaire (tests, contrôles et agréments délivré par le LCSQA Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air).
Air Breizh établit un inventaire spatial et temporel des émissions de matières polluantes en Bretagne.
Air Breizh effectue également de la modélisation pour compléter la connaissance spatiale et temporelle des mesures de concentrations de polluants sur la région.

L’ASPECT RECHERCHE ET EXPÉRIMENTATION

Il existe également des capteurs à bas coût (quelques dizaines d’euros, SDSO11) mais comportant des incertitudes importantes sur les mesures (souvent mono-polluants et parfois peu robustes).
Dans le cadre d’AQMO, ces capteurs ont deux fonctions : ils permettent d’une part de diminuer le coût de mise en place du prototype, mais également, une fois la plateforme opérationnelle, de compléter utilement les mesures issues des capteurs de référence, notamment en permettant d’intégrer ces capteurs dans la plateforme mobile AQMO.
La couverture spatiale et temporelle est obtenue en intégrant les capteurs mobiles en profitant du réseau des bus de la métropole. L’autre question est celle de la transmission des mesures. AQMO utilise actuellement trois types de réseaux : Wifi, GSM et LoRa.

La contextualisation des mesures vise à comprendre pourquoi certaines valeurs de mesure sont obtenues. Par exemple, le bus avec les capteurs est-il bloqué derrière un autre véhicule ou est-ce un problème local de pollution. Nous disposons de deux données de contextualisation :

  • Les coordonnées GPS
  • L’analyse par un moteur d’IA de l’environnement devant le bus (nombre de véhicules, piétons, etc.)

L’ensemble de ces données est anonyme.