Un mois, un partenaire: IDRIS

Au sein du projet AQMO, notre partenaire IDRIS est représenté par Sylvie Thérond et Philippe Collinet.

Sylvie Thérond est membre du Support Utilisateurs IDRIS depuis 1993, et responsable Support Utilisateurs Intelligence Artificielle depuis le 1er janvier 2020. Elle interagit dans les projets en offrant une assistance personnalisée aux utilisateurs dans la compilation, le portage et l’adaptation des codes à l’infrastructure informatique de l’IDRIS.

Philippe Collinet est responsable de l’équipe système-exploitation-infrastructures depuis 2004, architecte de solutions système, et responsable des opérations et interface dans les projets de renouvellement de calcul et de stockage de l’IDRIS.

L’IDRIS est le centre national du CNRS pour le calcul numérique intensif de très haute performance (HPC) et l’intelligence artificielle (IA), en charge de l’hébergement et de l’exploitation du nouveau supercalculateur hybride accéléré Jean Zay. C’est un acteur majeur et actif de la construction et de l’organisation du calcul haute performance au niveau national, en parfaite synergie avec ses partenaires que sont le CEA, les universités et le Grand Équipement National de Calcul Intensif (GENCI), que l’on compte également parmi les partenaires d’AQMO, ainsi qu’au niveau européen, de par sa très forte implication et ses contributions majeures dans la construction en cours, depuis une quinzaine d’années, de l’écosystème du calcul de haute performance en Europe (HPC European Ecosystem).

IDRIS: quel lien avec les acteurs institutionnels et privés ?

Bien que les liens avec les acteurs privés se résument principalement aux formations diffusées par l’IDRIS, le centre a en revanche toujours participé activement à l’élaboration d’écosystèmes avec les acteurs institutionnels français et européens, notamment à travers les expériences UNICORE des projets européens DEISA et PRACE, et ensuite le portail E-Biothon, une plateforme nationale de Cloud (16 000 cœurs) pour accélérer et faire progresser la recherche en biologie, santé et environnement.

Comment AQMO s’intègre-t-il dans la vision de l’IDRIS ?

Les supercalculateurs des sites nationaux, qui étaient initialement uniquement accessibles via connexion ssh, s’ouvrent depuis plusieurs années à de nouveaux types de services et d’usages plus flexibles (Software as a Service (SaaS), jupyterlab, portail, etc.). Ces nouveaux modes d’accès doivent cependant répondre aux mêmes contraintes de sécurité que les autres modes d’accès, ce qui nécessite des adaptations parfois importantes des piles logicielles utilisées.

Le projet AQMO est l’exemple de ce nouveau type d’usage qui permet d’accéder à des ressources de calcul importantes de façon simple et transparente. A moyen terme, ces nouveaux services vont être amenés à se généraliser et à cohabiter avec les usages plus classiques.

AQMO, qui propose une plateforme expérimentale est une étape, qui a permis de valider l’approche et les solutions techniques complexes de workflow et représente pour l’IDRIS un changement de paradigme, avec la donnée (computationnelle, issues de grands instruments décodeurs, télescope, synchrotron, etc., ou issues de l’internet des objets) qui devient le centre de la problématique, le calcul post-traitement n’étant qu’un élément, certes important, parmi une chaine complexe depuis la production jusqu’à la mise à disposition de résultats analysés.

AQMO: synergie avec d’autres initiatives

Plusieurs projets IDRIS en cours, dont certains relatifs au COVID 19, ont dû être accompagnés du fait que leurs équipes n’étaient pas utilisatrices des centres nationaux. Certaines ont renoncé du fait de la complexité et des contraintes associées à l’accès des ressources de calcul et aux échanges de données. L’architecture d’AQMO avec un transfert de données et un lancement de simulation à travers un portail mandataire sur lequel peut potentiellement être associée une politique d’urgent computing, pourrait être un modèle avec un spectre élargi.